Mini-cours ·Leçon 2/ 4
Écrire la relance qui n'a pas honte
1 min
La plupart des relances échouent avant d'être envoyées : trop longues, trop plates, trop désolées d'exister. « Je me permets de revenir vers vous au sujet de… » Le lecteur a déjà refermé.
Le format en trois lignes
- Le contexte en une ligne : de quoi on parle, sans historique.
- La question fermée : une seule, à laquelle on répond en dix secondes.
- La porte de sortie : permettre un « non » facile. Un non vaut mieux qu'un silence : il libère votre liste.
Trois modèles à copier
Devis sans réponse (J+7) :
Bonjour Madame X, je reviens sur le devis pour [projet], envoyé le [date]. Est-il toujours d'actualité de votre côté ? Si le calendrier a changé ou si c'est non, dites-le moi simplement : j'ajusterai.
Impayé (J+2 après échéance) :
Bonjour, sauf erreur de notre part, la facture [numéro] de [montant] est arrivée à échéance le [date]. Pouvez-vous me confirmer le règlement, ou me dire ce qui le bloque ? Merci !
Factuel, sans reproche : neuf fois sur dix, c'est un oubli. Le ton outré coûte des clients, le ton factuel encaisse.
Dossier muet (J+90) :
Bonjour Monsieur Y, nous n'avons pas échangé depuis [projet/date]. De notre côté, [une nouveauté utile en une ligne]. Où en êtes-vous sur [leur sujet] ? Si le moment est mal choisi, un mot suffit.
La règle d'or
Une relance = une question. Deux questions, c'est zéro réponse. Et signez humain : les gens répondent à une personne, pas à un service.
À faire cette semaine : reprenez les dix relances de la leçon 1 et réécrivez-les au format trois lignes. Comparez le taux de réponse : il parlera tout seul.